Venez dans le Vieux-Saint-Jean pour y admirer
ses différents styles d’architecture et y apprendre son histoire.
Vous y découvrirez plusieurs immeubles et sites patrimoniaux
des plus intéressants.

Histoire
et patrimoine
La nouvelle ville de Saint-Jean-sur-Richelieu

L’ancienne ville de Saint-Jean-sur-Richelieu

Le Vieux-Saint-Jean (secteur Saint-Jean)

L’ancienne ville d’Iberville

Le Vieux-Saint-Jean (secteur Iberville)

Patrimoine architectural
de Saint-Jean-sur-Richelieu


Le Musée du Haut-Richelieu

Musée du Fort Saint-Jean

Société d’histoire du Haut-Richelieu




La nouvelle ville de Saint-Jean-sur-Richelieu

C'est en 2001, suite au regroupement municipal des anciennes villes de Saint-Jean-sur-Richelieu, Iberville, Saint-Luc, la municipalité de L'Acadie et la paroisse de Saint Athanase que la nouvelle ville de Saint-Jean-sur-Richelieu voit le jour. Depuis, on inclut sur le territoire du Vieux-Saint-Jean les vieilles trames urbaines des anciennes villes de Saint-Jean-sur-Richelieu et d'Iberville.

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L'ancienne ville de Saint-Jean-sur-Richelieu

L'ancienne municipalité de Saint-Jean-sur-Richelieu doit son nom au fort Saint-Jean érigé en 1666-1667 par les soldats du régiment de Carignan-Salières. Cette place fortifiée joue alors un rôle important dans l'histoire du pays et principalement lors de la guerre de l'Indépendance américaine dont les artisans cherchent à se soustraire à la tutelle britannique et, du même souffle, à s'approprier la Nouvelle-France.

C'est au cours du XIXe siècle que la petite localité issue de l'activité militaire, nommée parfois «Town of Dorchester», connaîtra une phase de croissance économique sans précédent ainsi que l'épanouissement de ses plus beaux fleurons. En 1828, la paroisse Saint-Jean-l'évangéliste voit le jour à l'aube d'une expansion nouvelle pour cette municipalité rayonnante. On inaugure en 1836 le premier chemin de fer canadien qui relie à l'époque Saint-Jean à La Prairie. Puis, en 1843, l'ouverture du canal de Chambly permet enfin de contourner les rapides jusqu'alors infranchissables du Richelieu.

La suite des événements confirmera les vocations commerciale et industrielle ainsi que le statut de capitale régionale de cette laborieuse municipalité. Grâce à l'accroissement des activités portuaires et ferroviaires, Saint-Jean devient alors la principale porte de commerce entre les états-Unis et le Canada.

Du village érigé en 1848, elle est proclamée Municipalité de Ville en 1856. Vouée à un développement incontournable, elle embrasse la deuxième moitié du siècle en saluant l'établissement d'institutions qui formeront la trame de la municipalité d'aujourd'hui. Et en dépit des changements historiques qui ont nourri sa destinée, Saint-Jean-sur-Richelieu demeurera fidèle aux événements qui l'ont vue naître puisqu'elle connaîtra une présence militaire continue jusqu'aux jours récents de son existence.

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Le Vieux-Saint-Jean (secteur Saint-Jean)

Au cours du XIXe siècle, le Vieux Saint-Jean se transforme grâce au transport fluvial et ferroviaire. Suivant le chemin naturel du commerce et des communications, les visiteurs en provenance des états-Unis s'arrêtent à Saint-Jean et empruntent dès 1836 la liaison ferroviaire en direction de Montréal. Ils découvrent alors une région relativement prospère, notamment Saint-Jean et les localités riveraines qui affichent une expansion nouvelle.

à cette époque de grande effervescence, de nombreux hôtels apparaissent le long de la voie principale, la rue Richelieu, et sur quelques rues avoisinantes. La façade illuminée du Yacht Club en bordure de la rivière attire les voyageurs en quête de divertissements mondains.

Des hangars servant à l'entreposage et au commerce occupent l'actuelle rue du Quai. Leur emplacement explique d'ailleurs l'orientation géographique d'une partie du Vieux Saint-Jean qui apparaît adossée à la rivière. Si les hangars ont aujourd'hui disparu, le visiteur peut encore admirer des bâtiments qui ont échappé au grand feu de 1876 ou qui ont été édifiés par la suite : l'église Saint-Jean-l'évangéliste dont la façade était à l'époque de sa construction orientée vers la rue Jacques-Cartier, l'église St.James que l'on qualifie du plus vieux temple religieux de Saint-Jean ou encore, le palais de Justice, érigé en 1861 et tirant magnifiquement parti de son emplacement dans la perspective de la rue Longueuil.

On peut également remarquer les deux gares historiques, qui ceinturent le Vieux Saint-Jean et rappellent le passage du premier chemin de fer au Canada, quelques maisons d'esprit victorien ou d'autres de style vernaculaire. Puis, comme la plupart des villes anciennes, Saint-Jean possède une place du Marché typique, grouillante d'une foule causeuse les mercredis et samedis de la belle saison. Dominant la place, l'édifice de la place du Marché, qui abrite aujourd'hui le Musée du Haut-Richelieu, a accueilli depuis sa construction en 1858 des étals de bouchers, divers bazars, des foires ainsi que les séances du conseil municipal.

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L'ancienne ville d'Iberville

Alors que les localités de la rive gauche voient le jour et se font expansives, la rive droite inscrit les premiers jalons de son histoire. L'établissement des premiers colons s'échelonne ainsi sur la première partie du XVIIIe siècle. Ce n'est qu'à partir de 1764, date à laquelle Clément de Sabrevois, sieur de Bleury vend sa concession aux sieurs Gabriel Christie et Moses Hazen, que le territoire quasi vierge connaîtra un développement naissant.

Pour désigner la nouvelle agglomération, on utilise déjà les noms de Bleury ou encore Mille-Roches, ce dernier toponyme faisant référence aux cailloux que le lit de la rivière laisse entrevoir en eaux basses. Devenu officiellement Christieville en 1847, le village prend forme en bordure de Trinity Church, la seule église anglicane d'Iberville fondée en 1841 par le fils de Gabriel Christie. Quelques années plus tard, soit en 1859, le nom Christieville disparaît pour être remplacé par Iberville en mémoire du célèbre Pierre Le Moyne d'Iberville.

On jette également les bases d'une paroisse catholique sous le patronage de Saint-Athanase en 1823. La municipalité de paroisse reçoit son incorporation en 1845 et prend le nom de Saint-Athanase-de Bleury. Elle s'étend sur un vaste territoire propice à l'agriculture et contient, en son centre, une enclave formée par le village de Christieville.

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Le Vieux-Saint-Jean (secteur Iberville)

Tout près du cœur de la ville commerçante, de l'autre côté de la rive, une autre agglomération bat au rythme de la vie et des saisons. Iberville bourgeonne et se développe autour de bâtiments ancestraux, dont plusieurs peuvent encore être observés de nos jours, ou de constructions plus utilitaires mais aujourd'hui disparues : d'abord un blockhaus érigé en 1776 en face du fort Saint-Jean puis deux moulins, l'un sur le Richelieu et l'autre enjambant le ruisseau Hazen. Plus tard, les potiers d'origine américaine Farrar s'établissent à Saint-Jean puis ouvrent une poterie à Iberville en 1876 qui sera en activité jusqu'en 1930 et dont la production recherchée contribuera au rayonnement local.

Construit sur les fondations d'une ancienne école, le manoir seigneurial Christie s'élève majestueusement après 1835. Puis, offrant sa façade au couchant, la première église Saint-Athanase se dresse fièrement en 1823. Elle connaîtra au cours de son histoire deux incendies majeurs qui changeront considérablement son allure mais qui n'ébranleront en rien la détermination ardente des paroissiens à relever le temple religieux de ses ruines fumantes.

Des institutions voient également le jour : c'est le cas du collège des frères maristes qui accueille les garçons dans ce premier bâtiment qui devint le «berceau» des maristes au Québec, le palais de Justice dont la construction suivit la promulgation d'Iberville au rang de chef-lieu du Comté en 1855 et le couvent des Dames de la Congrégation bâti à l'emplacement de l'actuel centre Marguerite-Bourgeoys.

Pour franchir le Richelieu à la hauteur de Saint-Jean et d'Iberville, on construit en 1826 un ouvrage de bois que la postérité fera connaître sous le nom de «pont blanc» en raison de la chaux dont il était enduit. Le pont Jones, à la traversée duquel on sollicitait un droit de passage, est remplacé 80 ans plus tard par l'actuel pont Gouin inauguré en 1917.

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Patrimoine architectural
de Saint-Jean-sur-Richelieu


L'inventaire du patrimoine bâti de Saint-Jean-sur-Richelieu fait ressortir la richesse et la diversité de son architecture. De l'architecture religieuse à l'architecture industrielle, en passant par l'architecture domestique, agricole, commerciale, institutionnelle et militaire, toutes les fonctions sont représentées à Saint-Jean-sur-Richelieu. Même l'architecture résidentielle, qui domine largement l'inventaire du patrimoine bâti, est marquée par une grande variété : maisons urbaines, bourgeoises, de villégiature, de ferme ou de quartiers ouvriers. Que dire maintenant des styles et courants architecturaux issus de différentes modes et influences internationales ainsi que des techniques constructives qui évoluent avec le temps. D'abord issue du savoir-faire des premiers arrivants français et acadiens, l'architecture s'est ensuite adaptée aux modes britanniques et américaine autant au niveau des compositions architecturales que des techniques et des matériaux de construction. Il en résulte une mosaïque de formes, de couleurs et de matériaux qui façonnent les paysages bâtis des différents secteurs de la ville.

Ainsi, le Vieux-Saint-Jean se démarque par ses édifices institutionnels et commerciaux en brique rouge tandis que le centre d'Iberville est davantage constitué de cottages dans un tissu urbain moins serré et verdoyant. Les trois autres secteurs que constituent Saint-Athanase, Saint-Luc et L'Acadie, au caractère plus agricole, se découvrent quant à eux à travers les différents rangs au parcours plus sinueux. ça et là, des maisons en pierres et des fermes ponctuent le paysage bucolique. L'Acadie, qui possède un noyau villageois bien conservé, est particulièrement riche d'un point de vue patrimonial. Le grand nombre de maisons ancestrales et la fierté de certains de leurs propriétaires, qui en prennent un soin jaloux, en font un haut-lieu du patrimoine au Québec.

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Le Musée du Haut-Richelieu

Le Musée du Haut-Richelieu réunit sous un même toit le musée national de la céramique, le musée d'histoire régionale et militaire du Haut-Richelieu et une exposition permanente sur l'histoire de la montgolfière. Visites guidées, animation, atelier de céramique, expositions diverses et Boutique du Musée attendent les visiteurs.

Pour information :

Le Musée du Haut-Richelieu
182, rue Jacques-Cartier Nord
Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec)
J3B 7W3

Tél. : (450) 347-0649
Téléc. : (450) 347-9994

info@museeduhaut-richelieu.com

Site Web

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Musée du Fort Saint-Jean

Grâce à la collaboration de la Fondation des Anciens du CMR et de la Corporation du Fort Saint-Jean, le Musée du Fort St-Jean est situé dans l'ancien corps de garde, un édifice qui date de 1850. Il relate plus de 325 ans d'histoire militaire et une visite guidée du site vous fera découvrir des bâtiments britanniques originaux datant de 1839, les dortoirs des élèves officiers, ainsi que la vie de ses occupants passés et présents. Situé sur la rivière Richelieu, la flore variée et les arbres centenaires rehaussent le charme de ce magnifique campus.

Pour information :

Fondation des Anciens du C.M.R.
15, rue Jacques-Cartier Nord
Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec)
J3B 8R8

Tél. : (450) 358-6777, poste 5928

Site Web

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Société d'histoire du Haut-Richelieu

La Société d'histoire du Haut-Richelieu, un organisme voué à la diffusion de l'histoire et à la conservation du patrimoine, ouvre ses portes à la consultation ainsi qu'à la recherche historiques dans ses bureaux situés au cœur du Vieux-Saint-Jean. Le calendrier d'activités organisées par la Société d'histoire du Haut-Richelieu comporte des conférences traitant du patrimoine historique de la région.

Pour informations :

Société d'histoire du Haut-Richelieu
203, rue Jacques-Cartier Nord
Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec)
J3B 6T3

Tél. : (450) 358-5220

Site Web

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Photos du bandeau : Mario Lambert et Michel Pardiac
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